De plus en plus de personnes s’ouvrent à un travail sur elles et certaines d’entre elles entreprennent même une thérapie.
Mais finalement, qu’est-ce qu’une thérapie ? Pour quoi faire ? Comment savoir qu’on en a besoin ?
Quel praticien choisir ? Quelle technique nous est appropriée ?
Autant de questions auxquelles je vais tenter d’y répondre 😊 Commençons…

1) Qu’est-ce qu’un travail sur soi, une thérapie ? Quelles sont leurs différences ?

Ce qu’on nomme communément “travail sur soi” signifie faire la démarche d’aller rencontrer sa part d’ombre, et par conséquent, de mieux cerner notre être véritable. C’est faire un point avec soi-même pour se connaître davantage :
🗨 Qui suis-je réellement ?
🗨 Est-ce que mes comportements envers moi-même et autrui reflètent qui je suis profondément ?
🗨 Est-ce que mes actions quotidiennes reflètent mes valeurs ?
🗨 Suis-je pleinement acteur de ma vie ?

Pour donner une définition simple, le travail sur soi = démarche d’introspection.
Mais alors, qu’est-ce que l’introspection ?
L’introspection est « l’observation méthodique, par le sujet lui-même, de ses états de conscience et de sa vie intérieure » [Dictionnaire Larousse]. C’est-à-dire une observation et une analyse de ses pensées, ses sentiments, ses émotions, ses comportements, ses états d’âme… Nous pouvons réaliser cette démarche seul lors de moment retiré du monde, pleinement présent à soi-même, ou se faire accompagner par une personne compétente.

L’introspection est, à mon sens, la première marche de l’escalier du développement personnel. C’est la capacité à faire le point avec soi-même pour savoir si nous sommes heureux, épanoui, bien dans notre vie. Combien de personnes vivent leur vie de façon automatique, sans se poser aucunes questions, et sont victimes d’eux même sans même s’en rendre compte… Jusqu’au jour où leur corps n’en peut plus et lance des signaux d’alerte, qui se manifestent souvent par des maladies, une perte d’énergie ou un accident, ayant pour but de nous faire réagir.

Nous pouvons donc prendre conscience de notre souffrance (quelle qu’elle soit) de deux manières différentes :
🌝 Soit nous nous sommes rendu compte, à travers une introspection, que nous souffrons de telle chose, de telle situation, de telle relation…
🌚 Soit nous sommes malades, que ce soit physiquement ou psychiquement, et nous savons alors que quelque chose ne fonctionne plus convenablement.
Dans tous les cas, il nous faut alors y mettre du sens, trouver le “pourquoi” et le résoudre. C’est là qu’entre en jeu la “thérapie”.

Une thérapie est un ensemble de moyens mis en œuvre pour prévenir, soulager, traiter, soigner, ou guérir une maladie, un trouble, un dysfonctionnement. Le terme thérapie est souvent désigner dans le cadre de la médecine : les médecins (thérapeutes) prescrivent des médicaments ou traitement (thérapie) pour soulager ou guérir (effet thérapeutique souhaité) un patient. Mais on parle également de psychothérapie, de thérapie analytique, de thérapie familiale, comportementale, etc.
Une thérapie est donc essentielle lorsque nous n’avons plus les ressources nécessaires de faire face soi-même à ses difficultés. Une aide, un accompagnement est indispensable. Voyons cela de plus près.

2) Pourquoi entreprendre une thérapie, un accompagnement ?

Nous pouvons avoir besoin d’une thérapie, d’un accompagnement dans deux cas de figure :
🙁 Quand nous souffrons de quelque chose de manifeste : nous avons une difficulté, un trouble, une maladie qui nous pèse quotidiennement.
😕 Quand nous sentons au fond de nous et sans pouvoir l’expliquer, que quelque chose bloque, ne vas pas, alors qu’en apparence tout va bien.

→ Pour le premier point et comme je l’ai cité ci-dessus, il arrive parfois des moments où nous devons faire face à des difficultés, des troubles, des pertes d’énergie, des maladies plus ou moins importantes… Ou encore, nous sommes accablés par des soucis importants dans notre vie ou celle des autres et cela nous pèse particulièrement.
Dans certains cas, il devient alors trop difficile pour nous de passer au travers ces difficultés. Nous sommes tellement impactés par celles-ci que nous sommes incapables de prendre le recul nécessaire pour nous apporter nous-même soulagement et guérison intérieure. Il est donc très important de se faire aider, avant de tomber dans une spirale descendante.

→ Le second point est un peu plus subtil… Il nous arrive également de prendre conscience de la chance que nous avons dans notre vie : de bénéficier de telle situation, de vivre telle relation, d’avoir le temps de profiter de nos passions… Mais pourtant, subsiste en nous un sentiment particulier, parfois difficile à définir : morosité, difficulté à être dans la joie, manque d’intérêt pour le présent, besoin de réalisation plus grand, incapacité à définir ses besoins, etc. Quelque chose cloche, sans que nous arrivions à savoir pourquoi. Nous supposons alors que cela n’est pas important car nous ne pouvons pas mettre ce sentiment en lien avec quelque chose de réel, de concret. Or ce sentiment de gêne, de blocage, de mal-être est aussi important à prendre en compte que dans le premier cas.

Que nous soyons dans la situation n°1 ou n°2, ou peut être même dans les deux situations à la fois, nous avons besoin d’un thérapeute pour qu’il nous aide à prendre conscience de ce qui ne va pas et/ou de l’origine de nos souffrances. Il est une personne ressource. C’est-à-dire source de soutient, source d’écoute, de médiation, de connaissances, d’outils… Et qui va nous accompagner à nous relier à notre propre source intérieure.

Pour imager, un thérapeute est comme une béquille, à un moment bien précis, qui nous soutient le temps que nous réapprenions nous-même à marcher.

Cas particulier : il existe cependant une catégorie de personne à part. Il s’agit des personnes dans le déni. Ce dernier est un mécanisme de défense mis en place par la psyché de l’individu pour “protéger” la personne de sa souffrance. Le mécanisme du déni est de refuser la réalité d’une situation vécue comme douloureuse, dangereuse ou insupportable. La personne refuse l’intégralité ou une partie de la réalité et transforme la situation, psychiquement et de manière inconsciente, pour la rendre moins douloureuse, plus supportable. Lorsque nous sommes dans le déni, nous ne voyons pas la réalité telle qu’elle est.
Je classe cette catégorie de personne à part car la personne dans le déni, comme elle n’est pas réellement consciente de sa souffrance et de la réalité des faits, ne fera pas la démarche de travailler sur elle, d’entreprendre une thérapie. Pour elle “tout va bien” puisqu’elle s’en est convaincue. Elle n’est pas en capacité de comprendre les paroles, les conseils et les recommandations de son entourage qui lui induit de se remettre en question.
Il est également très dur d’avoir un proche dans le déni car nous pouvons nous sentir impuissant ou incompris. D’une part, il est important de ne pas nourrir ce déni. Et d’autre part, de ne pas vouloir en faire prendre conscience à tout prix. Juste accepter que la personne a besoin de temps pour affronter sa douleur, car il n’y a qu’elle qui pourra sortir de ce processus, lentement et progressivement…

Mais pourquoi avons-nous réellement besoin de quelqu’un d’autre ?

Hormis le fait que nous n’avons pas forcément les connaissances ou l’énergie pour se soutenir ou dépasser nos difficultés seul, nous avons surtout besoin d’un professionnel pour nous amener à prendre conscience de ce qui est logé dans notre “inconscient”. Pour vous l’expliquer simplement, l’inconscient regroupe tous les phénomènes qui ne sont pas présentement dans le champ de notre conscience.

L’inconscient n’est pas ce qui n’existe pas, mais ce dont nous ne percevons pas, ce dont nous ne pouvons pas avoir accès, comme l’illustre très bien cette métaphore de l’iceberg. Nous ne pouvons avoir accès qu’à la partie émergée de nous-même, car c’est ce qui est visible, manifeste. Et bien que la partie submergée ne soient pas visible, ce n’est pas pour autant qu’elle n’existe pas et qu’elle n’est pas reliée à l’iceberg tout entier.
En ce sens, nous sommes composés de notre conscience et de notre inconscient et nous formons un tout où les parties ne cessent de s’influencer puisqu’elles sont reliées.

Ce concept mériterait d’être davantage développé mais c’est juste pour que vous compreniez que par définition, nous ne pouvons avoir accès nous-même à notre partie inconsciente. Et si nous ne voulons pas être dominé par lui à nos dépends, que nous souhaitons être plus conscient et avoir plus de compréhension sur nous-même, nous devons alors faire émerger davantage notre iceberg. Pour cela, il n’y a qu’une solution : se faire accompagner par quelqu’un qui puisse accéder et décoder notre inconscient.

3) Vers quelle(s) méthodes(s) se tourner ?

Pour se rencontrer, comprendre son mode de fonctionnement, ses schémas inconscients… Vous vous doutez bien qu’il n’existe pas qu’une seule et même méthode. Mais des dizaines !
Selon moi, il n’y a pas de méthode phare, une méthode à privilégier plutôt qu’une autre. Tout dépend de votre besoin, de votre demande ou objectif et de votre personnalité. Pour mieux vous y retrouver, je vous prépare une liste de toutes les méthodes, techniques et thérapies qui existent à ce jour, pour que vous puissiez trouver ce dont vous avez besoin.

En cherchant et vous renseignant davantage, il est certain que vous trouverez des méthodes “mieux” que d’autres. Mais elles seront meilleures à vos yeux seulement parce que c’est vous qui les avez expérimentées. En ce sens, il est important de noter qu’une méthode peut correspondre à un de vos proches, soulager ses maux, et pour autant ne pas vous correspondre alors que vous avez exactement le même trouble ou la même problématique que lui. Cette ressemblance n’est qu’une apparence car nous sommes tous uniques. C’est pourquoi il est essentiel pour vous de trouver ce qui VOUS correspond vraiment, sans miser sur les résultats et bénéfices d’autrui.

Sachez également que ce n’est pas parce que la méthode convient à votre manière d’être qu’elle va mieux vous convenir et vous apporter davantage d’effets bénéfiques. Par exemple, vous êtes plutôt calme et aimez les moments seuls avec vous-même, la méditation, la relaxation… Et vous choisissez de tester la sophrologie. Parfois le fait de rester dans du “connu”, dans notre zone de confort, ne va pas forcément nous servir. Justement car nous restons dans le même schéma, les mêmes habitudes. Dans cette optique, oser aussi expérimenter des outils qui vous paraissent moins naturel pour vous !

Enfin, si j’ai un dernier conseil à vous donner : suivez votre intuition ! Quelle méthode ou pratique vous attire, spontanément ? Peut-être que votre tête vous incite à privilégier telle méthode, alors que votre intuition, elle, vous propose peut-être de tester tout autre chose ! Suivez là, elle aura toujours raison 😉

Bien qu’il existe des dizaines de méthodes, certaines pratiques dépendent également du praticien. C’est ce que nous allons détailler…

4) Quel praticien choisir ?

Chaque praticien va se former à ce qui lui correspond davantage, en fonction de sa sensibilité, de sa motivation profonde, de son orientation et de ce qu’il souhaite utiliser comme outils pour accompagner et soulager ses clients… Certains d’entre eux préfèrent se spécialiser dans une seule et même méthode, tandis que d’autres privilégient un panel d’outils en se formant à plusieurs techniques et thérapies.

Nous avons vu qu’il existe des dizaines de méthodes, mais en réalité il existe autant de pratiques que de praticiens. Pourquoi ? Parce que chaque praticien possède une façon propre à lui de s’approprier la méthode qu’on lui a transmis. Pour vous, cela démultiplie alors les possibilités de soins et de prestations ! Et il n’est pas toujours facile de s’y retrouver… Voyons donc quelques critères importants.
Un paramètre important à prendre en considération est la motivation du praticien à exercer son activité. Malheureusement, tout le monde n’est pas animé par un dévouement à soulager la souffrance du monde, et certains praticiens sont d’abord motivés par l’aspect financier que leurs prestations vont leur apporter. Vous comprendrez alors que cette démarche va forcément avoir un impact dans leur pratique et l’attention portée envers le client sera plus ou moins de qualité.

Encore un autre point important : la personnalité, les comportements, l’état d’être du thérapeute. Bien qu’on associe une technique ou une façon de faire à un praticien, n’oublions pas qu’il est avant tout un être humain comme tout le monde. La différence réside dans le positionnement du thérapeute. C’est-à-dire qu’on attend d’un praticien qu’il mette en pratique certaines bonnes lignes de conduite. Pour vous donner quelques exemples : qu’il ne soit pas dans le jugement mais dans une objectivité d’écoute et de discours, que vos souffrances lui importent sans pour autant qu’elles l’affectent, qu’il ne projette aucunement sur vous mais qu’il soit dans une neutralité bienveillante, qu’il sache vous offrir un cadre sécurisant, sans être ni trop souple ni trop directif…
Bien que certains aspects peuvent être naturels chez certaines personnes, ce positionnement attendu envers toute personne dans la relation d’aide n’est pas inné. Il doit s’apprendre et s’acquérir au fil du temps. En ce sens, certains professionnels peuvent suivre des formations où le positionnement et le savoir être du praticien, aussi importants soient-ils, ne sont pas toujours évoqués ou appris.

Par rapport à tous les aspects évoqués, vous comprendrez que le choix du praticien est important voire crucial. Et ce n’est pas parce qu’une personne est dans le soin, la relation d’aide, la thérapie, que sa motivation profonde est bienveillante, centrée et lumineuse. Loin de moi l’idée de faire naître en vous de la peur ou de la méfiance, mais il me semble primordial de vous avertir qu’il est important de savoir vers qui on s’oriente. Surtout lorsque nous sommes en souffrance, en difficulté, en grand moment de faiblesse et où notre discernement n’est pas toujours à son maximum.

Pour revenir au choix du praticien, définissez d’abord la méthode que vous souhaitez tester et cherchez ensuite un praticien qui exerce cette technique. A vous de voir ensuite si vous préférez vous rendre chez une personne qui est spécialisée dans cette méthode, ou de tester cette même méthode en synergie avec d’autres pratiques (praticien pluridisciplinaire).

Enfin, si vous souhaitez réaliser une séance avec un praticien qui semble vous convenir, l’idéal est de vous renseigner sur ses formations, ses acquis, de vous rendre sur son site internet pour voir ce que cela vous inspire, lire des avis sur sa pratique, etc. Vous aurez alors une meilleure vision d’ensemble et cela confirmera ou non votre ressenti de vous orienter vers ce professionnel.

J’espère de tout cœur vous avoir fourni de nouveaux éléments ou davantage de précisions sur ce sujet en plein essor !
Il n’est pas toujours facile de s’y retrouver devant tant d’informations, et un petit résumé apporte toujours un nouvel éclairage ✨
Si vous hésitiez à entreprendre un travail sur vous, grâce à des moments d’introspection ou en vous faisant accompagner par un professionnel, j’espère désormais que vous franchirez ce pas…
Parce qu’il est temps de mettre fin à vos souffrances, vos limitations et vos schémas 👋
Et parce que le monde a besoin de votre plus belle version de vous m’aime ! 🌞

Notes :
💧 Le terme de thérapeute, bien qu’il soit utilisé plus largement en médecine, est utilisé ici en tant que synonyme de praticien.
💧 La médecine allopathique reste en France la seule institution de référence. Si vous avez un grave problème de santé, il est important de vous rendre d’abord chez votre médecin qui pourra établir un diagnostic et ensuite vous conseiller des méthodes alternatives si vous le souhaitez.
💧 Toute méthode ou approche complémentaire ne peut et ne doit se substituer à un traitement médical en cours ou à venir. Comme son nom l’indique, elle agit en complément de la médecine de référence.